Voilà quelques années déjà que l’on entend parler des robots de livraison. Les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et d’autres pays ont effectué de nombreux tests sur la question. C’est au tour du Japon de s’y mettre. L’expérimentation a démarré au début du mois de décembre. Avec une particularité importante : elle mènera à un service commercial global dès février 2021 !

Les chaînes de production poursuivent leur robotisation

Cette expérimentation japonaise marque un tournant majeur dans la robotisation des chaînes de production. Si les choses suivent leur cours normal, ce nouveau service commercial de livraison devrait se répandre dans tout le pays. Le reste du monde devrait alors rapidement suivre le même exemple et les chaînes de production en seront définitivement modifiées.

Ces chaînes de production ont déjà été massivement révolutionnées par l’arrivée d’un bras robot adaptatif et extrêmement fonctionnel. Néanmoins, la livraison robotisée permettra de confier à des machines le dernier maillon de la chaîne qui sépare le fabricant du consommateur. Pour les particuliers comme pour les entrepreneurs, il ne s’agit donc pas d’une révolution à prendre à la légère.

Des livraisons qui ne concernent pas tous les produits

Malgré tout, il est important de relativiser les changements que cette robotisation apportera. D’abord, parce que tous les produits ne seront pas immédiatement livrables de cette manière. Les robots livreurs devront être petits et lents pour s’adapter efficacement aux environnements urbains qu’ils parcourront. Résultat, seuls les petits colis pourront être livrés facilement.

Ensuite, les denrées alimentaires pourraient ne pas être concernées non plus. Transporter de la nourriture, surtout s’il s’agit de produits frais, nécessite une logistique particulière. Les robots qui s’occuperont de ces livraisons devront donc être adaptés à la tâche. Aucun modèle polyvalent n’a encore été présenté, ce qui rend la livraison alimentaire très coûteuse puisqu’elle nécessite un tout autre type de robot.

Quelle législation prévoir en France ?

En France, les livraisons par robots et par drones sont encore loin. D’abord, aucune entreprise nationale ne travaille vraiment sur la question. Ensuite, un tel dispositif se heurtera inévitablement à la question de la législation. Ce problème n’est pas circonscrit à la France, mais le peu d’intérêt de l’État et des particuliers en général pour la robotique risque de l’amplifier.

Dans les grandes villes, il est impensable de laisser ces robots sur les trottoirs où deux piétons n’ont déjà pas toujours la place de marcher ensemble. Sur la route, la faible vitesse des robots compliquera énormément la circulation. Enfin, ces robots autonomes posent des questions de fiabilités et de responsabilité. La robotique française est très avancée en matière de collaboration, mais l’autonomisation générale n’est pas encore arrivée.

 

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