Sur un chantier, on n’est pas à l’abri du danger. Entre manipulation de matériaux, conduite d’engins et pose de câbles électriques, le travail des ouvriers est un véritable parcours du combattant. Dans ce contexte, comment protéger ses employés ? Comment éviter de se couper un doigt ou de subir un accident plus grave ? Il est possible de délimiter les abords d’un chantier grâce à des solutions de balisage. Vous pouvez également fournir l’équipement vestimentaire adapté à vos ouvriers.

Le balisage et le signalement sur un chantier

Les équipements de protection collective (EPC) regroupent tous les dispositifs visant à optimiser la sécurité des ouvriers. Ils protègent également les contenants des divers locaux (hangar, entrepôt, magasin…), quel que soit le type de chantier (site industriel, centre commercial…). Les EPC se déclinent sous plusieurs formes selon leur objectif, comme la protection des marchandises, des personnes et des machines. Ils anticipent et protègent des chutes, des collisions et d’autres risques.

Le balisage et le signalement du chantier sont les équipements de protection collective essentiels à avoir. Ils sont de première importance, car ils servent à délimiter la zone en chantier. Leur but principal est d’éviter la présence d’intrus. Les éventuels passants se trouvant autour et sur les lieux sauront que ledit endroit peut être source de danger. Des panneaux spécifiques sont par exemple utilisés pour indiquer la présence d’un chantier et signaler l’interdiction de la zone au public. Il est possible d’installer, aux abords du chantier, des poteaux de balisage à sangle rétractable, comme ceux disponibles chez Potelet©, ou encore des panneaux signalant l’obligation de port d’un casque.

Aucun travailleur dans le domaine du BTP n’est complètement à l’abri des risques. Pour optimiser la protection des ouvriers, il faut rester prudent et renforcer le niveau de sécurité selon les procédures et les normes en vigueur.

À part le balisage et le signalement, d’autres dispositifs de protection collective sont également à mettre en place.

Signalisation chantier

Les autres équipements de protection collective

Il existe également divers EPC destinés à sécuriser un chantier et les personnes se trouvant sur le site.

Les garde-corps sur un chantier

Que le travailleur soit couvreur, peintre ou maçon, il n’est pas rare de se retrouver sur des échafaudages dépourvus de rambardes de protection ou de nacelles. Lorsqu’on travaille en hauteur, l’erreur n’est pas permise. Voilà pourquoi il faut mettre en place un dispositif permettant de se protéger des chutes éventuelles. Il existe des systèmes de garde-corps mobiles prêts à poser. Ce matériel de protection se présente sous forme de barrières maintenues par des poids détachables. À noter que l’utilisation d’un garde-corps de travaux est obligatoire pour toute plateforme d’élévation atteignant 50 cm ou plus.

Les barrières de chantier

Chaque type de barrière traite une problématique spécifique. Les barrières piétonnes sont conçues pour délimiter les zones interdites aux engins. Ces dispositifs indiquent aussi le chemin que les piétons doivent suivre pour circuler autour et au sein des locaux. Ce type d’EPC s’avère particulièrement efficace lorsque les véhicules, les machines et les personnes se trouvent dans un même endroit.

Les barrières de circulation définissent, quant à elles, la voie à emprunter pour les engins de manutention et les personnes se déplaçant sur l’ensemble du site.

On peut aussi citer les barres d’impact ou barrières anticollision. En les utilisant, vous limitez les dommages si un choc survient entre une machine et un rayonnage par exemple.

Les filets de protection et les portillons

Les filets de protection retiennent les ouvriers en cas de chute. Placez-les sur les zones proches du vide ou autour des échafaudages. Légers et faciles à poser, ces équipements restent très prisés dans le secteur du BTP. Cela étant, une installation conforme aux normes internationales se révèle être indispensable pour garantir l’efficacité du filet.

Toujours dans le but d’améliorer la sécurité sur les plateformes de travail, vous pouvez mettre en place des portillons. Ces derniers permettent d’obtenir une ouverture de basculement sécurisée et facile. Ils peuvent aussi se verrouiller automatiquement après un passage.

Les plaques antidérapantes

Lorsque nous circulons sur un chantier, il faut souvent emprunter un chemin bien spécifique. Entre la poussière, les flaques d’eau et les débris de matériaux, le sol peut parfois être glissant. C’est pourquoi il est conseillé d’aménager un chemin spécialisé, notamment en installant des plaques antidérapantes. Vous créez ainsi une voie de circulation permettant de traverser le chantier sans chute ni glissade.

Les équipements de protection individuelle pour les ouvriers

Les équipements de protection individuelle ou EPI se déclinent en trois catégories.

  • la classe I regroupe les équipements visant à protéger l’employé des « risques mineurs »,
  • la classe II préserve le travailleur des « risques importants »,
  • la classe III comprend les équipements destinés à protéger l’ouvrier des « risques aux conséquences mortelles ».

Quels sont alors les différents EPI incontournables sur les chantiers et autres lieux de travail ?

La protection du cou et de la tête

La norme NF EN 397/A1 impose le port du casque systématique sur un chantier. Ce dispositif sert de protection en cas de chute d’objets en hauteur.

Il existe divers types de casques, mais le plus utilisé sur les chantiers demeure le casque aéré avec protection ABS. Ce dernier dispose d’une coque résistante et légère protégeant le crâne en cas de choc. Vous avez la possibilité d’ajuster le casque avec un serre-nuque à crémaillère. Vous pouvez aussi miser sur des œillets d’aération latéraux et des casquettes anti-heurts avec protection en ABS. Quoi qu’il en soit, il convient de respecter la date limite d’utilisation de ces équipements de protection individuelle.

protection chantier

Les casques antibruit pour les chantiers bruyants

Les EPI auditifs visent à réduire le niveau sonore environnant à moins de 80 dB, une puissance encore supportable par l’oreille humaine. De plus, les travailleurs doivent s’entendre lorsqu’ils communiquent entre eux, d’où l’importance des coquilles antibruit et des bouchons d’oreilles (jetables ou non). Ces deux types d’équipements offrent le même niveau de protection. Si vos employés ont besoin d’une protection par intermittence, privilégiez les coquilles. Il est en effet difficile de manipuler des bouchons d’oreilles avec des gants. Ils sont en revanche plus appropriés en période de forte chaleur.

Les protections oculaires des ouvriers

Les EPI tels que les sur-lunettes, les masques de soudure et les lunette-masques de protection protègent les yeux des éventuels éclats et projections. Il existe des modèles propres à certains métiers (façadier, carreleur, peintre, etc.). Pour optimiser la protection des yeux, le choix des équipements s’opérera en fonction du type et de l’intensité des projections. Elles peuvent être des étincelles, de la poussière, de la vapeur chimique, du liquide chaud…

Les chaussures de sécurité

Il est essentiel de protéger les pieds de vos employés en leur fournissant des chaussures de sécurité. Ces EPI incontournables limitent les risques de choc, de coupure et de perforation. La plupart des modèles comportent des semelles antidérapantes et des embouts renforcés. N’oubliez pas de vérifier leur conformité à la norme NF ISO 20345, et ce, avant l’achat.

La protection des voies respiratoires

Les employés travaillant sur les chantiers doivent également porter des masques de protection. Ces équipements protègent les voies respiratoires de la poussière et des produits nocifs. Le port de masque s’impose aussi dans les espaces confinés ou peu aérés. Selon le niveau de risque et le degré de protection recherché, on peut se tourner vers les masques filtrants qui purifient l’air. Quant aux masques isolants, ceux-ci s’avèrent indispensables lorsque les personnes doivent travailler dans des zones confinées où la concentration de polluants est assez élevée.

La protection de la peau et des mains

Les tenues de chantier et les gants de protection présentent différentes propriétés et doivent être conformes à certaines normes : les EPI pour le corps doivent répondre à la norme ISO 13688, et les gants de travail en cuir doivent être certifiés EN 388.

Certains vêtements préservent des intempéries tandis que d’autres protègent contre le froid ou le feu. Il convient alors de bien choisir sa tenue pour travailler dans de bonnes conditions. Quant aux gants de protection, elles protègent les mains des blessures causées par la manipulation des outils, des machines et des produits chimiques.

En résumé, nul employeur ne peut se passer des EPC et des EPI sur un chantier. Ces dispositifs sont d’une utilité fondamentale pour protéger l’ensemble des travailleurs, des passants, des bâtiments et des matériaux. Ne lésinez pas sur la qualité pour optimiser cette protection. La sécurité est primordiale, car le chantier reste un lieu où l’erreur n’est pas permise.

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