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Révolution numérique dans le domaine de la santé : où en est la France ?

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Révolution numérique dans le domaine de la santé : où en est la France ?

La révolution numérique n’en finit plus de faire parler d’elle. Tantôt source de grandes espérances, tantôt source d’inquiétudes, elle fait désormais partie intégrante de notre quotidien. Le domaine de la santé ne déroge pas à la règle et fait même partie des figures de proue de ce changement. Comment se matérialisent concrètement ces nouvelles solutions numériques et comment ces dernières ambitionnent-elles de révolutionner notre quotidien ? Le point sur la situation en France.

Révolution numérique de la santé : la France comble son retard

La France est déjà confrontée à un certain nombre de défis liés à son système de santé et le sera de plus en plus à l’avenir. Parmi ceux-ci, nous pouvons notamment citer le vieillissement de la population, la multiplication des déserts médicaux ou bien encore l’augmentation du nombre de personnes concernées par les maladies chroniques. Or, une partie significative de ces défis pourraient être relevés grâce aux nouveaux outils numériques. Un virage nécessaire donc, mais pas encore totalement pris par la France qui affiche quelques retards en la matière. C’est en partie ce que le plan d’investissement France 2030 (54 milliards d’euros sur 5 ans dont 2 milliards d’euros dans le cadre du volet numérique du Ségur de la santé) a pour ambition de résoudre.

Un succès indéniable, mais quelques questions demeurent

Lorsqu’on parle de révolution numérique ou technologique, les regards se tournent presque irrémédiablement vers l’avenir. Pourtant, certains de ces nouveaux outils font déjà partie de notre quotidien.

La démocratisation de la télémédecine

L’exemple emblématique est celui de la télémédecine, dont le concept existe en réalité depuis des décennies, mais dont la démocratisation n’a que quelques années. C’est sans doute pendant la pandémie de Covid-19 que l’on a vraiment pris conscience de l’exceptionnelle opportunité que représente la télémédecine. Cette pratique permet désormais un accès aux consultations médicales où que l’on se trouve, y compris au cœur d’un désert médical. Il s’agit à la fois d’un gain de temps et d’argent (frais de transport), mais aussi d’un excellent moyen de réduire son empreinte carbone. Des plateformes spécialisées comme Docline, Enovacom DoktorABC ou bien encore Quare mettent en contact patients et médecins tout en offrant des outils simples d’utilisation comme la délivrance d’ordonnance numérique.

 

Des limites observables et une fracture sociologique

La démocratisation de la télémédecine se confirme en chiffres avec près d’un million de téléconsultations par mois. Toutefois, ce chiffre reste à nuancer pour plusieurs raisons. Tout d’abord, si de prime-abord le chiffre d’un million de téléconsultations mensuelles peut sembler important, il ne s’agit dans les faits que de 3 % du total des consultations remboursées. De plus, la téléconsultation touche à ce jour des publics bien spécifiques, à savoir les jeunes et/ou les habitants de grandes métropoles. Quand on sait que parmi les objectifs de la stratégie gouvernementale d’accélération « Santé numérique » figuraient en bonne place le fait de répondre aux problèmes des déserts médicaux et des séniors, les résultats ne sont pas ceux escomptés. Les publics visés prioritairement par la télémédecine ont tendance à lui privilégier les modes de consultations classiques.

 

Car en effet, au-delà des considérations techniques (bien que pertinentes), le plus grand changement dans l’approche de la santé semble avant tout être fait dans les esprits. Certains patients (mais aussi médecins), pour des questions d’habitude, de préférence ou par manque de connaissances sur l’utilisation des outils numériques, n’ont pas encore sauté le pas. Il s’agit donc d’un autre volet à ouvrir pour le législateur, mais aussi d’un débat de société à mener à tous les échelons de celle-ci.

 

Pour conclure, il convient également d’apporter un peu de nuance quant à l’avenir et à la place de la télémédecine dans le quotidien. En effet, au-delà des considérations techniques ou sociologiques, cette pratique ne se substitue pas totalement aux consultations classiques. Un grand nombre d’actes médicaux (palpation, frottis, auscultation, analyses diverses) nécessitent encore la présence physique du patient et du médecin. La télémédecine a donc de beaux jours devant elle, mais pour épauler la médecine classique, pas pour la remplacer (à ce stade).

Révolution numérique dans le domaine de la santé : où en est la France ?

Plongé dans le domaine financier depuis plus de dix ans, je guide une entreprise française axée sur l’optimisation des stratégies financières. À travers mes écrits, je partage des conseils et des réflexions, offrant un aperçu pratique basé sur une décennie d’expérience dans le monde complexe de la finance.

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