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Stellantis : validation de la rémunération astronomique de Carlos Tavares par les actionnaires

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Stellantis : validation de la rémunération astronomique de Carlos Tavares par les actionnaires

Les actionnaires de Stellantis ont approuvé la rémunération de Carlos Tavares à 70%, malgré les controverses. Sa rémunération pour 2023 s’élève à 36,5 millions d’euros, soit une augmentation de 56% par rapport à l’année précédente. Cette décision a suscité des critiques et des appels au vote contre cette rémunération jugée excessive dans un contexte de licenciements massifs au sein du groupe. Pourtant, même en cas de vote “contre”, le versement de la rémunération est maintenu. En outre, cette augmentation significative est liée à une prime exceptionnelle pour la transformation du groupe, ainsi qu’à des pensions de retraite versées sur le long terme et des bonus conditionnés aux résultats fixés pour 2025. Malgré les contestations, Carlos Tavares justifie sa rémunération en soulignant que celle-ci est principalement liée aux résultats économiques positifs de Stellantis.

Lors d’une visite dans une usine Peugeot, Carlos Tavares a affirmé qu’il prendrait en compte démocratiquement le vote des actionnaires mais envisagerait également une modification des politiques de rémunération en cas d’un refus massif. Bien que critiquée, sa rémunération a été favorablement votée pour l’année précédente avec un taux d’approbation élevé.

Diverses discussions sur le combat avec la Chine

Le PDG de Stellantis exprime ses inquiétudes face à la concurrence croissante des constructeurs chinois dans le marché des voitures électriques en Europe.
Il considère l’arrivée de BYD, un géant chinois de l’électrique, en Italie comme une menace pour son entreprise et a clairement fait pression sur les autorités italiennes pour protéger leur monopole.
Carlos Tavares admet ne pas être compétitif sur le marché chinois et a donc choisi de s’associer avec un constructeur local pour bénéficier du boom de l’électrique en Chine.
La concurrence des voitures électriques chinoises est perçue comme une menace en Europe, mais aussi comme une opportunité pour relancer Stellantis sur le marché chinois.

Souci concernant les voitures électriques

Le constructeur Stellantis a récemment été interrogé sur l’avenir des voitures électriques en Europe et aux États-Unis, suite à une baisse des ventes et la chute de Tesla. En France, les ventes de Stellantis ont d’abord augmenté en janvier et février avant de chuter brusquement en mars. Le PDG Carlos Tavares a expliqué que les citoyens expriment leur inquiétude concernant les voitures électriques car ils ne comprennent pas la réglementation ni ne soutiennent cette technologie.

Malgré cela, Stellantis a bénéficié du leasing électrique en France avec le soutien financier du gouvernement pour l’achat de voitures électriques neuves. Le groupe a proposé 12 modèles dans ce dispositif, allant de 49 euros par mois pour la Fiat 500 électrique à 149 euros par mois pour la Jeep Avenger. Cette diversité d’offres a permis à Stellantis d’être largement en tête des commandes du leasing électrique avec 70% des demandes enregistrées.

De plus, une aide sur le bonus écologique à l’achat de véhicules neufs électriques permettra au constructeur de proposer sa C3 électrique à partir de 19.300 euros. Il s’agit là de la première citadine électrique fabriquée en Europe vendue sous la barre des 20.000 euros. Le groupe mise sur cette petite citadine pour relancer ses ventes et cibler la classe moyenne européenne.

Enfin, Stellantis veut généraliser le mode de production de sa C3 à l’ensemble de sa gamme afin de réduire la différence de prix avec les véhicules chinois.

Investissements en attente pendant les élections

L’avenir des voitures électriques en Europe reste incertain. Les constructeurs pourraient être interdits de vendre des voitures thermiques d’ici 2035, mais cette décision pourrait changer après les élections européennes à venir et une réévaluation en 2026. La transition vers les moteurs électriques est mal accueillie par certains, surtout en période de hausse des prix et de baisse des ventes.

Le dirigeant de Stellantis a souligné l’importance de la stabilité des règles avant d’investir dans de nouvelles usines pour la période entre 2028 et 2035. Il a insisté sur la continuité plutôt que sur des changements brusques. Même s’il avait auparavant plaidé en faveur d’un mélange hybride-électrique, il reconnaît maintenant que revenir en arrière serait risqué.

Désormais, il estime qu’une fois lancée, la transition vers les véhicules électriques ne devrait pas être stoppée brutalement sous peine de conséquences désastreuses.

Stellantis : validation de la rémunération astronomique de Carlos Tavares par les actionnaires

Journaliste expert en entreprise et en économie. Diplômé de l’ESSEC, Il décrypte avec clarté et pédagogie les grands enjeux économiques nationaux et internationaux, ainsi que les stratégies des acteurs du monde des affaires.

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