Le gouvernement envisage de durcir la législation sur le service minimum dans les transports. Suite au mouvement des contrôleurs de la SNCF en février dernier, des propositions ont été faites pour réviser la loi de 2007 relative au service minimum. Pourtant, le gouvernement avance avec prudence sur ce dossier pour éviter d’attiser davantage les tensions sociales.
Des parlementaires ont proposé une suspension du droit de grève pendant une période maximale de quinze jours, renouvelable jusqu’à soixante jours par an, dans le but de limiter les perturbations lors des déplacements en transport public. L’objectif est d’éviter que la population se retrouve prise en otage par des mouvements politisés ou échappant aux organisations traditionnelles.
Cette réflexion vise à ajuster le cadre légal sans aller vers des mesures inconstitutionnelles et à maintenir un climat social apaisé.
Toutes les conditions sont remplies
Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, se sent en phase avec ses collègues centristes sur une proposition de loi visant à encadrer plus strictement le droit de grève dans les transports. Il avait porté une proposition similaire début 2020, mais qui n’avait pas abouti à l’Assemblée nationale. Le député Christophe Naegelen est également favorable à cette démarche et souhaite reprendre la proposition au Palais-Bourbon. Selon lui, les conditions sont réunies pour faire avancer ce débat. En parallèle, Mathieu Lefèvre du groupe Renaissance soutient également cette perspective et estime que la plupart des membres de son groupe sont favorables à un encadrement plus rigoureux du droit de grève dans les transports.
Journaliste expert en entreprise et en économie. Diplômé de l’ESSEC, Il décrypte avec clarté et pédagogie les grands enjeux économiques nationaux et internationaux, ainsi que les stratégies des acteurs du monde des affaires.