Lancer sa propre activité nécessite en amont le remplissage de certaines formalités, dont le choix du statut. Deux possibilités majeures s’offrent aux entrepreneurs : le portage salarial ou le freelance. Mais laquelle choisir ? Éléments de réponse ici.

Le portage salarial : qu’est-ce que c’est ?

Le portage salarial est une forme d’emploi qui implique une relation tripartite entre le travailleur salarié, l’entreprise client et l’entreprise de portage salarial. Sous cette forme juridique que proposent des plateformes comme CEGELEM, l’entrepreneur possède deux différents statuts : travailleur indépendant et salarié.

L’avantage de cette forme d’emploi réside dans le fait qu’elle permet à l’entrepreneur de bénéficier d’un CDI ou d’un CDD par l’entremise de la société de portage. De même, elle implique moins de démarches administratives. En effet, ici, l’entrepreneur n’a pas besoin de modifier son statut social avant d’exercer en tant qu’indépendant.

Dans la veine d’idée, notons que le portage salarial offre la possibilité à l’entrepreneur de jouir des mêmes droits qu’un salarié classique, c’est-à-dire qui travaille dans une entreprise.

Cela dit, il faut notifier que le portage salarial n’est pas accessible à tout le monde. Celui qui va choisir ce statut devra valider certaines conditions. Il doit notamment facturer un taux journalier moyen de 500 €/mois sur les trois premiers mois. De même, il ne doit pas exercer une activité en lien avec le service à la personne.

Le freelance, de quoi parle-t-on ?

Le freelance désigne tout travailleur qui exerce pour son propre compte. Il choisit lui-même ses missions, ses clients et gère lui-même son temps de travail. Ce mode de travail confère à l’entrepreneur une liberté et une flexibilité totales.

En effet, celui-ci n’est soumis à aucune subordination. Il peut donc décider de quand travailler (le matin ou tard le soir) et où travailler (depuis son lit, devant un cocktail de fruits sur la plage). Son salaire ne dépend que de la quantité et de l’importance des missions réalisées au cours du mois.

Toutefois, il faut souligner que le freelance ne dispose pas d’un statut social. Cela implique ici que le travailleur indépendant doit choisir un statut social (entreprise individuelle, société unipersonnelle, etc.). Par ailleurs, il ne peut guère signer un CDI et exercer en portage.

Que choisir entre portage salarial et freelance ?

Choisir entre portage salarial et freelance requiert en amont l’analyse de certains paramètres.

Le chômage

Le professionnel indépendant qui choisit le portage salarial bénéficie des droits à l’assurance chômage au même titre que les salariés classiques. En cas de perte d’emploi, il peut bénéficier d’une allocation chômage. En freelance, il n’a guère ce privilège. Il a plutôt droit à l’allocation des travailleurs indépendants, versée pendant seulement 6 mois.

La protection santé

Les salariés en portage ou en freelance bénéficient quasiment des mêmes droits. Par exemple, pour le remboursement de soins (médicaments, consultations médicales, l’analyse, etc.), les deux sont rattachés au même régime et au même niveau de remboursement.

La seule différence notable au niveau de la protection santé est relative aux mutuelles. Les salariés portés sont contraints de souscrire à une mutuelle collective, tout le contraire de ceux qui évoluent en freelance.

Au total, il faut retenir que choisir le portage salarial ou le freelance doit être le fruit d’une décision mûrie. Il est important que celle-ci tienne compte de ses besoins et des paramètres ci-dessus présentés.

photo alexandre

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