La SNCF fait face à des tensions sociales liées à la dégradation des conditions de travail. Les syndicats se sont réunis pour discuter des négociations annuelles obligatoires sur les salaires, mais aucun consensus n’a été atteint. Certains syndicats ont refusé l’accord proposé tandis que d’autres l’ont accepté sous condition de progrès dans la refonte de la grille salariale et l’amélioration des conditions de travail. Une rencontre avec la direction est prévue pour désamorcer une menace de grève annoncée avant les grands départs en février.

Primes discutées pour les Jeux olympiques

Pour les Jeux olympiques et paralympiques, la direction propose une indemnisation journalière de 50 euros, plus élevée que celle proposée par la RATP. Il y aura des moyens supplémentaires pour l’aide à la garde d’enfants, les vacances en colonie et des facilités pour placer des congés sur un compte épargne-temps ou se faire rémunérer des jours épargnés. Les cheminots qui déplacent leurs congés pourront bénéficier de primes comprises entre 300 et 500 euros.

Les discussions concernant ces avantages sont très décentralisées et limitent le risque d’un mouvement général pour l’instant. La direction laisse à chaque établissement le soin de négocier avec ses organisations syndicales quels agents pourront bénéficier de ces avantages et à quelles conditions.

Défis syndicaux à la sncf : le bras de fer sur les conditions de travail et les salaires

Journaliste expert en entreprise et en économie. Diplômé de l’ESSEC, Il décrypte avec clarté et pédagogie les grands enjeux économiques nationaux et internationaux, ainsi que les stratégies des acteurs du monde des affaires.

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