Aujourd’hui, nous allons explorer ensemble le monde du crowdfunding, une alternative d’investissement qui a le vent en poupe. Entre la Bourse et l’immobilier, le crowdfunding apparaît comme une solution pour diversifier son portefeuille d’investissement. Dans cet article, nous aborderons les différentes formes de crowdfunding, les meilleures plateformes pour investir ainsi que les avantages et les risques liés à ce type d’investissement.

Qu’est-ce que le crowdfunding ?

Le crowdfunding, ou financement participatif en français, est un moyen pour les entreprises, les projets ou les particuliers de lever des fonds en faisant appel à un grand nombre de personnes. Grâce aux plateformes de crowdfunding, les investisseurs peuvent soutenir financièrement des projets en échange de récompenses, de services, d’intérêts ou d’actions.

Il existe plusieurs types de crowdfunding :

  • Le don : l’investisseur offre une somme d’argent, sans attendre de contrepartie financière. En général, ce type de crowdfunding est utilisé pour soutenir des projets artistiques, culturels ou solidaires.

  • Le prêt : l’investisseur prête de l’argent à une entreprise ou un projet, en échange d’un remboursement avec intérêts. Ce type de financement participatif est souvent utilisé pour les petites et moyennes entreprises (PME) ou les projets immobiliers.

  • Les titres participatifs : l’investisseur acquiert des titres de l’entreprise, qui lui donneront droit à une part des bénéfices réalisés. Ce système est basé sur les performances de l’entreprise et est donc lié à son succès.

  • Les actions : l’investisseur devient actionnaire de l’entreprise en achetant des parts de son capital. Ce type d’investissement offre une perspective de rendement à long terme, avec la possibilité de réaliser d’importants gains si l’entreprise connaît une forte croissance.

Comment choisir une plateforme de crowdfunding ?

Pour investir dans le crowdfunding, il est important de choisir la plateforme la mieux adaptée à ses objectifs et à son profil d’investisseur. Voici une liste des cinq principales plateformes de crowdfunding en France :

  1. KissKissBankBank : créée en 2009, cette plateforme se spécialise dans le financement de projets artistiques, culturels et solidaires. Elle propose des récompenses aux investisseurs, mais pas de retour sur investissement financier.

  2. Ulule : lancée en 2010, Ulule est une plateforme généraliste qui permet de financer des projets créatifs, culturels, solidaires et entrepreneuriaux. Les investisseurs peuvent recevoir des contreparties en nature (produits, services) ou en capital (actions, obligations).

  3. Lendopolis : créée en 2014, cette plateforme est dédiée au financement participatif des PME. Les investisseurs peuvent prêter de l’argent aux entreprises en échange d’un taux d’intérêt fixe sur plusieurs années.

  4. Wiseed : cette plateforme de crowdfunding en capital permet d’investir dans des start-ups et des projets immobiliers. Les investisseurs peuvent choisir entre des actions, des obligations ou des titres participatifs. Wiseed a été fondée en 2008 et est l’une des plateformes les plus anciennes et les plus reconnues en France.

  5. October : anciennement Lendix, October est une plateforme internationale de financement participatif pour les PME. Les investisseurs peuvent prêter de l’argent aux entreprises en échange d’un taux d’intérêt fixe sur plusieurs années. October a été créée en 2014 et se distingue par sa présence en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne.

Avant de se lancer dans le crowdfunding, il est essentiel de bien étudier les projets disponibles sur ces plateformes et de faire sa propre analyse pour s’assurer de la viabilité et de la rentabilité potentielle de l’investissement.

Les avantages et les risques du crowdfunding

Investir dans le crowdfunding présente plusieurs avantages :

  • La diversification : le crowdfunding permet d’investir dans des projets variés, dans des secteurs d’activité différents, ce qui réduit les risques liés à la concentration de son portefeuille d’investissement.

  • La proximité : en finançant des projets locaux ou des PME françaises, les investisseurs peuvent contribuer à la croissance économique et à la création d’emplois dans leur région.

  • La défiscalisation : certains investissements en actions ou en titres participatifs peuvent bénéficier d’avantages fiscaux, comme la réduction d’impôt sur le revenu ou l’exonération des plus-values.

Cependant, le crowdfunding comporte également des risques qu’il ne faut pas négliger :

  • La perte de capital : comme tout investissement, le crowdfunding n’est pas sans risque. Les projets peuvent ne pas aboutir ou les entreprises peuvent faire faillite, entraînant la perte totale ou partielle du capital investi.

  • L’illiquidité : les investissements en actions ou en titres participatifs sont généralement moins liquides que les placements en Bourse. Il peut être difficile de revendre ses parts rapidement et à un prix intéressant.

  • La régulation : bien que le crowdfunding soit encadré par la loi, certaines plateformes peuvent être moins transparentes ou moins sérieuses que d’autres. Il est donc important de bien se renseigner sur la plateforme et les projets avant d’investir.

En conclusion, le crowdfunding est une alternative d’investissement intéressante pour diversifier son portefeuille et soutenir des projets locaux ou des PME. Cependant, il est important de bien choisir sa plateforme, d’analyser les projets et d’être conscient des risques liés à ce type d’investissement.

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