Les systèmes de prévoyance en Suisse sont uniques au monde. Ils reposent essentiellement sur trois piliers qui visent à assurer la sécurité financière des personnes âgées, invalides ou en situation difficile. Le premier pilier concerne la prévoyance étatique. Le second pilier prend en compte la prévoyance professionnelle et le troisième pilier est la prévoyance privée. Que savoir sur chaque pilier ? Voici un article détaillé sur le sujet.

1er pilier : la prévoyance étatique

Le premier pilier des systèmes de prévoyance en Suisse est obligatoire. À la différence du 3e pilier qui est privé, il est assuré par le gouvernement. Cliquez içi pour en savoir plus sur cette différence. Mais avant, il faut savoir que le 1er pilier concerne la prévoyance étatique. Il est constitué de plusieurs éléments, à savoir : l’assurance fédérale vieillesse et survivants (AVS), l’assurance invalidité (AI), les prestations complémentaires et les allocations pour perte de gain (APG).

En ce qui concerne ce pilier, le gouvernement attribue un minimum vital pour l’AVS et l’AI. Il est versé en cas d’invalidité ou de décès. Quant à l’AVG, elle est versée en cas de maternité ou de service militaire.

2e pilier : la prévoyance professionnelle

La prévoyance professionnelle est aussi appelée caisse de pension ou LPP. Tout comme la prévoyance étatique, elle est aussi obligatoire pour la majorité des personnes exerçant une activité lucrative. Leur salaire annuel doit être supérieur au CHF 21 510.

Le 2e pilier des systèmes de prévoyance en Suisse est utilisé comme complément à la rente AVS. Il est conçu pour aider les bénéficiaires à maintenir un niveau de vie convenable après leur retraite.

À noter : le montant attribué pour le 1er pilier et le 2e pilier permet à leurs bénéficiaires d’avoir un revenu d’environ 60 % de la somme qu’ils gagnaient avant leur retraite.

3e pilier : la prévoyance privée

Le 3e pilier des systèmes de prévoyance en Suisse est facultatif. Il désigne une assurance privée et individuelle. Les individus sont donc libres d’y souscrire auprès d’une compagnie d’assurance ou d’un établissement financier. Il vise à maintenir un niveau de vie convenable à ses bénéficiaires durant leur retraite. Sur le plan fiscal, il permet aussi de bénéficier d’une réduction d’impôts importante.

La prévoyance privée suisse est considérée comme une assurance-vie avec la constitution d’un capital. Elle est constituée des fonds de placement, des indices et des certificats. Dans ce cadre, il peut couvrir les risques liés au décès ou à l’incapacité de gain.

Le fonctionnement du 3e pilier est simple. Le souscripteur verse une somme précise durant ses années d’activité. L’accumulation de ce capital lui est versée à sa retraite. Il peut recevoir cette somme une seule fois.

Il faut savoir que le 3e pilier est subdivisé en deux catégories : la prévoyance liée (pilier 3a) et la prévoyance non liée (pilier 3 b). Le pilier 3a permet d’économiser des impôts alors que le pilier 3 b n’offre aucun avantage fiscal. En revanche, il reste plus flexible. Il ne connait aucune limite en ce qui concerne les versements. De même, les retraits ne sont pas soumis à une condition.

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